Les dates marquantes des Eco-Games

Didier Lehénaff est le concepteur des Eco-Games, dès la fin des années 90 il s’interroge sur l’évolution du sport, de ses dérives commerciales, sociétales, et environnementales. Lui-même responsable fédéral international et organisateur de grandes manifestations sportives, il a créé dans le plus grand anonymat un groupe de réflexion qui inclut des personnalités et experts du sport ayant à cœur de proposer un modèle alternatif du sport plus humain, plus en phase avec les problématiques de soutenabilité, plus éco-responsable.

De cette longue phase de gestation naîtront en 2004 les Jeux mondiaux de l’environnement.

Les Eco-Games déroulent déjà une longue et riche histoire derrière eux, ils se sont multipliés et diversifiés au fil du temps et en fonction des opportunités et contextes locaux. Et ce pour notre plus grand bonheur !

Voici un aperçu des moments forts des Eco-Games depuis leur création, et même depuis le début de leur gestation quelques années auparavant. Elles permettent par ailleurs d’en savoir un peu plus sur la vie de l’association SVPlanète, qui assure la gestion et la pérennisation de ces Eco-Games.

L’occasion d’en apprendre davantage et, pour les plus chanceux, de revivre certains moments inoubliables !

En octobre 2004 se déroule la première édition des Jeux mondiaux de l'environnement.

C'est la petite ville brésilienne de Praia do Forte qui est choisie comme site pionnier de ces Jeux parce qu'elle se situe à une heure à peine de Salvador, la capitale de l'Etat de Bahia.

Praia do Forte est également le siège de deux projets importants de protection de la biodiversité : le Projeto TAMAR de protection des tortues marines, et le Projeto Baleia Jubarte de protection de la baleine ricaneuse.

La Linha verde sur laquelle se situe Praia do Forte est également le cadre d'une spéculation immobilière effrénée qui risque à terme de détruire l'ensemble de la forêt humide tropicale brésilienne (la mata atlantica) et la mangrove locale.

A l'issue d'une semaine intense de sport (une vingtaine de modalités sont au programme de ces premiers Jeux) pratiqués dans un environnement naturel et culturel extraordinaires, et d'un programme extra-sportif extrêmement chargé en visites de sites et réserves naturelles, conférences sur la protection de la biodiversité, etc., les participants sont invités à récupérer de leurs efforts à 300 km au sud de Salvador de Bahia, dans un autre lieu tout aussi symbolique des luttes menées en faveur de la Planète: la petite ville d'Itacaré, dans l'embouchure du rio de Contas.

L'expérience vécue s'avère tellement extraordinaire que les Jeux mondiaux de l'environnement y migrent partiellement dès 2005 et définitivement à partir de 2006.

Les éditions 2005 et 2006 des Jeux mondiaux de l'environnement proposent un programme d'activités sportives et extra-sportives de mieux en mieux "intégré" dans les problématiques environnementales et sociales des populations locales. Initialement davantage conçus comme un Festival éco-sportif permettant à des étrangers de "consommer" du sport dans un environnement naturel de qualité, les Jeux mondiaux de l'environnement s'affranchissent progressivement de cette vision limitative pour se mettre totalement au service des populations locales et de la nature environnante. Une révolution salutaire qui constituera le terreau dans lequel vont s'épanouir les Eco-Games...

Forts du succès grandissant des premières éditions de ces Jeux mondiaux de l'environnement brésiliens, Didier Lehénaff et SVPlanète étudient une version plus compacte de cet événement qui est mise à l'épreuve du terrain à partir de 2007 en France.

Près d'une demi-douzaine de rendez-vous sont projetés dans des environnements naturels et humains extrêmement variés: les Eco-Games Bourgogne sur le Grand site classé de la Roche de Solutré (71); les Eco-Games Ile-de-France sur la base de plein air et de loisirs de Saint-Quentin-en-Yvelines (78); les Eco-Games Normandie sur l'estran manchois du côté de Hauteville-sur-mer (50); les Eco-Games Bretagne à Plestin-les-Grèves (22); les Eco-Games Picardie dans la forêt de Compiègne (60).

La logique qui préside à l'organisation de ces Eco-Games est simple : plutôt que de déplacer et rassembler dans des lieux qui ne font pas toujours sens une population importante, trop souvent perçue comme colonisatrice et terriblement impactante, jouons la carte de la relocalisation "intégrée" du sport: partons à la rencontre des territoires et des gens qui les habitent, et organisons pour eux des événements sportifs foncièrement empathiques, ultra-conviviaux et dédiés corps et âme à la cause environnementale. Une logique de dissémination harmonieuse qui traduit parfaitement le précepte-clé fondateur du développement durable: "think global, act local".

L'expérience (succès et échecs) accumulée en 2007 finit d'asseoir le concept des Eco-Games qui peut être proposé dès l'année suivante à tous les territoires de l'hexagone.

Après le bide magistral de Copenhague ayant rappelé qu'il ne faut pas compter sur les politiques pour avancer plus vite que la société civile, SVPlanète a réagi dès le début de l'année 2010 avec un programme d'actions riche et varié, à la hauteur de cette année mondiale de la biodiversité.

Dès le début février, l’association organise en région parisienne un bike&run solidaire visant à lever des fonds pour Haïti.

En mars, avec l’arrivée du printemps elle s'associe aux fantastiques initiatives océanes de la Surfrider Foundation.

En avril, elle accompagne et labellise pour la première fois les Eco-Games Guyane un challenge nature organisé à partir de Roura dans le parc régional naturel de Guyane.

En mai, elle restaure les Eco-Games Bourgogne qui gravitent à nouveau autour de la Roche de Solutré (Saône-et-Loire); et elle accompagne le WWF France dans l’organisation du Pandathlon, sur les pentes du Mont Ventoux (Vaucluse), au profit des programmes de protection de l’environnement des régions Alpes et Méditerranée.

En juin, elle renoue dans la Manche avec les Eco-Games Normandie, un événement 100% Nature pour des équipes de deux : un gars et une fille… Mixité 50/50 garantie et un programme éco-sport ultra fitness valant tous les régimes et salles de gym de la Planète !

En août, comme tous les ans, elle organise les Eco-Games Amériques au Brésil et renouvelle la grande collecte d’équipements sportifs offerte aux populations locales sans ressources.

Enfin, au fil de l’année, elle soutient en France et à l'étranger de nombreux organisateurs d’événements sportifs, en golf, beach-volley, course sur route, roller, kayak, etc. pour limiter leur impact sur l’environnement…

Si nous avons choisi de ne retenir de cette année 2013 que l'organisation de la première édition des Eco-Games Midi-Pyrénées, ce n'est certainement pas parce que nous n'avions rien d'autre d'intéressant à raconter... mais bien plutôt parce que la mise sur pieds de cet événement a constitué un tournant important dans l'organisation des Eco-Games.

En effet, pour la 1ère fois dans notre jeune histoire, des Eco-Games régionaux se déroulent dans un établissement public d'Etat (le CREPS Midi-Pyrénées de Toulouse), partie prenante active de l'événement, tant au niveau de l'ensemble de ses structures d'accueil que du soutien avéré de ses cadres et personnels, et de la participation de ses élites sportives !

2014, année du 10ème anniversaire des Eco-Games !

Année éminemment symbolique qui voit les femmes entrer en masse au Bureau directeur de SVPlanète, puisqu'elles représentent désormais 75% de ses membres. Félicitations à Isabelle (nouvelle vice-présidente) et à Marie-Liesse (nouvelle secrétaire générale) qui rejoignent Sandrine, l'indéboulonnable trésorière !

Année hautement stratégique au cours de laquelle une nouvelle catégorie d'Eco-Games voit le jour: après l'ère de la création et celle de la reconduction, voici venue l'ère des "labellisations-franchises" !

En effet, deux événements régionaux pré-existants intègrent le calendrier des Eco-Games.

Les Eco-Games Ile-de-France, créés en 2012 sous l'appellation "Raidy-to-go" (en référence à un parcours itinérant qui conduisait alors les participants de la région parisienne jusqu'à Londres, à l'occasion des Jeux Olympiques), et organisés de main de maître par l'UFOLEP Ile-de-France,

Les Eco-Games Rhône-Alpes, autrement connus sous le nom de "Raid'Spect Nature", événement incontournable du calendrier éco-responsable rhône-alpin depuis 8 ans déjà, monté de toutes pièces et avec une grande maîtrise par l'UFOLEP Rhône-Alpes.

Coup double pour l'UFOLEP, ce qui ne constitue aucune surprise puisque cette Fédération multisport affinitaire démontre depuis plus d'une décennie dans ses textes comme sur le terrain qu'elle est leader de l'éco-responsabilité sportive dans l'univers encore très "performateur" des Fédérations.

2014, année "territoriale" enfin, puisque pour la première fois* une collectivité territoriale s'engage à organiser des Eco-Games régionaux, en prenant appui sur un événement traditionnel redimensionné spécialement au format et selon les 10 principes fondateurs des Eco-Games: Les Eco-Games Région Centre, confortablement hébergés à Ingré, une municipalité proche d'Orléans extrêmement sensible à l'ensemble des problématiques du développement durable.

Le symbole est très fort, parce qu'il est désormais démontré que toute Commune ou Communauté de communes, tout Département ou toute Région de notre territoire national dispose d'un outil de luxe (le modèle alternatif des Eco-Games) pour communiquer sur les valeurs environnementales, sociales, économiques et de gouvernance associées au développement durable, et contribuer à construire un monde meilleur pour les concitoyens qu'ils représentent...

2014, année charnière donc. Une année dont nous sommes incroyablement fiers.

2018 voit naître un deuxième Eco-Games en plein Paris !

Organisés dès 2015, les Eco-Games Paris version été sont successivement organisés dans les 13ème (parc de Choisy), 12ème (INSEP) et 10ème (quartier de la Grange-aux-Belles) arrondissements de la capitale (*).

Et en 2018 apparait une version hivernale des Eco-Games Paris, grâce à l'engagement militant de la Mairie écologiste du 2ème arrondissement. Cet événement est organisé dans les différents salons de la mairie et dans le complexe sportif Jean Dame le 2 décembre 2018. il est précédé le 27 novembre d'une conférence thématique sur la justice environnementale et la dépendance aux écrans... tout un programme!

(*) Depuis 2022, la liste s'est encore allongée avec l'organisation d'Eco-Games dans les 15ème et 18ème arrondissements de Paris, sous l'impulsion de deux écoles: Paris School of Sports (15ème) et l'Institut Stephenson (18ème).

En 2023, l'assureur militant MAIF accepte de faire des Eco-Games Paris l'événement-phare du mouvement Sport Planète que cette entreprise engagée fédère depuis le début 2020.

Ainsi naissent les Eco-Games Sport Planète. Un festival éco-ludo-sportif organisé du 5 au 11 juin 2023, et servant la cause climatique à travers trois angles d'attaque: la lutte contre les émissions de GES, et une série d'actions en faveur de la séquestration de CO2 par les océans et les forêts.

La programmation est articulée autour de défis sportifs (marquer des paniers, scorer des birdies, aligner des longueurs de bassin, ...) qui, cumulés, génèrent la promesse de plantation d'arbres.

Au final, ces Eco-Games Sport Planète Paris 2023 auront généré la promesse de plantation de 3 000 arbres, mises en terre inaugurées le samedi 25 novembre (à la Sainte-Catherine, où tout bois prend racine) et qui continueront jusqu'au printemps 2024.

Une opération mise en oeuvre en collaboration avec la Fondation pour la Nature et l'Homme, (FNH) dans le cadre du programme des Forêts du Sport Français, porté par l'association SVPlanète.

Ce contenu arrive bientôt !